shipper Maxi-Confirmé
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Posté le: 13 Jan 2007 22:55 Sujet du message: |
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Documentaire Canal+: Patrick Bruel abat ses cartes à Las Vegas
PARIS (AFP) - 12/01/2007 14h32 - "Le poker, c'est rock n'roll, il y a une violence, une urgence, on se met en danger": Patrick Bruel donne le ton dès les premières images d'un documentaire tourné pour Canal+ à Las Vegas, prétexte à dévoiler quelques traits de caractère de ce passionné du jeu de cartes.
Pour "Bruel, lost in Las Vegas", produit par Eléphant et Cie, le réalisateur Thierry Demaizière a suivi le chanteur à l'occasion d'un tournoi de poker en juillet dernier, un tournoi comme ceux qu'il commente régulièrement sur Canal+.
"Je suis plus un Arsène Lupin qu'un gladiateur, ce qui m'amuse c'est d'être champion du monde avec le panache", dit-il. De fait, en 1998, Patrick Bruel a été victorieux d'un des tournois des World Series of Poker.
Malheureusement cette fois-ci, le joueur se fait "sortir" le premier jour du tournoi. Une chance pour le réalisateur: "on découvrait un autre Bruel, il avait perdu et il était quelquefois de mauvaise humeur", dit Thierry Demaizière.
L'équipe n'a pu filmer que cinq minutes par jour dans la salle de jeu. Alors, Bruel raconte comment il surveille le comportement de ses adversaires, "le regard qui fond sur vous", la manière dont ils positionnent leurs mains. Jusqu'au joueur qui aura eu la fâcheuse idée de porter un tee-shirt moulant laissant voir les battements de son coeur...
Au fil des images, on apprend de l'artiste qu'il est mauvais perdant ("on peut s'embourber dans la défaite, je n'ai pas autant de plaisir à gagner que de haine à perdre"). Que lorsque la chance le lâche, il a d'impression d'être abandonné, qu'il a été "marqué au fer rouge" par l'abandon de son père. "Quelque chose me manque, je ne sais pas ce que c'est", admet-il.
On n'en saura guère plus, même si la caméra le suit jusque dans l'intimité de sa chambre d'hôtel. "Je pourrais me dévoiler beaucoup plus, mais je n'avais pas à faire trop d'efforts, on me prenait comme j'étais dans ce moment particulier", explique-t-il.
Aux États-Unis, le poker est un véritable phénomène, les tournois réalisent de très grosses audiences à la télévision et les meilleurs joueurs sont considérés comme des stars.
L'engouement gagne la France, de plus en plus de chaînes s'engouffrent dans le créneau. "Il y a plus de dix ans, j'ai dit à Alain De Greef (numéro 2 de Canal+ à l'époque, ndlr) de retransmettre des tournois. Que vous connaissiez ou non le jeu importe peu, le poker est télégénique. On a tous les ingrédients du thriller, du suspens, des acteurs, la tension, la pression, le gain, la perte, la mise à mort, vous avez tout pour vous laisser accrocher", dit-il.
Mais gare à la dépendance. "Il faut se dire qu'une partie de poker c'est long, c'est un bouquin qu'on ne lit pas, un film qu'on ne voit pas, des amis qu'on néglige, du sport qu'on ne fait pas"...
(diffusion dimanche 21 janvier à 22H30 sur Canal+)
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