SuperChat Maxi-Confirmé
Inscrit le: 24 Déc 2004 Messages: 856
|
Posté le: 11 Nov 2005 18:10 Sujet du message: |
|
|
Mediamedic prend le pouls de la téléréalité
Jeudi 10 novembre 2005 - 20 minutes
N’en déplaise à Endemol et Fremantle, l’incontournable de la téléréalité s’appelle Mediamedic. Cette société d’accompagnement médical participe à 80 % des programmes de téléréalité. A tous les stades : élaboration des formats, castings, tournages et même lendemains de diffusion. Appelé en urgence sur « L’île de la tentation », en mai 2002, le Dr Jean Hallade-Massu est « sidéré du flou qui entoure l’encadrement médical, pourtant nécessaire dans ces émissions ». Deux mois plus tard, ce médecin urgentiste crée Mediamedic. Parmi ses clients, « Super-Nanny », « Koh-Lanta », « Greg le millionnaire » ou « Star Academy ».
« Notre but est de protéger la santé physique et psychologique des candidats, vérifier s’ils sont aptes à s’exposer et les faire sortir du jeu s’ils se révèlent trop fragiles », explique le médecin. Pour « Super-Nanny » ou « On a échangé nos mamans », son équipe – sept psys, six médecins et quatre infirmiers – procède à des « audits de familles », en amont des tournages. Mediamedic aide aussi à définir les profils psychologiques des postulants, « en respectant scrupuleusement le secret médical », précise Jean Hallade-Massu. Pour « Star Academy », Mediamedic « livre un rapport après entretien avec les recrues potentielles, explique Endemol. Mais la décision finale nous revient. »
De fait, les prods « veulent parfois un candidat à tout prix, malgré nos avertissements », confie le médecin. « Nous ne sommes pas responsables si elles ne nous écoutent pas. » Car cette structure vise aussi à protéger le corps médical. « De plus en plus de médecins étaient sollicités sur ces émissions. Travaillant en free lance, ils risquaient des poursuites en cas de pépin. » Pas de quoi convaincre Michèle Le Brazic. Psychologue clinicienne, elle s’était élevée en 2003, dans Le Monde, contre la présence de docteurs dans « J’ai décidé de maigrir » sur M6. A ses yeux, l’initiative de Mediamedic est « biaisée ». « Si ces émissions comportent des risques nécessitant un encadrement médical, pourquoi les produire ? Mes collègues ne devraient pas apporter leur caution. »
Alice Coffin |
|