grain_de_ble Maxi-Addict
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Posté le: 08 Déc 2006 0:43 Sujet du message: |
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«Entre bonne soeur et chanteuse, j'ai choisi!»
Sur scène, Marianne James se laisse voir
telle qu'elle est, «en toute sincérité».
Photo © Julie de Tribolet
CULTURE Il y a quelques années, Marianne James a tué le personnage d'Ulrika, la chanteuse lyrique imposante.
L'auteur, compositeur et interprète avoue qu'elle devra bientôt en faire de même avec son rôle de juge dans «Nouvelle star»
CHRISTINE SAVIOZ
06 décembre 2006
Qu'elle est loin, Maria Ulrika Von Glott, cette chanteuse lyrique qui a permis à Marianne James de sortir de l'ombre. Aujourd'hui, c'est une Marianne James touchante que l'on retrouve sur scène. Dans «Le Caprice de Marianne», son nouveau spectacle, la dame de 44 ans se dévoile un peu, beaucoup, mais jamais à la folie. Marianne James veut préserver son jardin secret. Après un passage par Savièse (VS), l'artiste se produit demain soir au Festival du rire de Montreux.
Que représente la scène pour vous?
C'est absolument tout. C'est à la fois le père, la mère, le doute, la force,...
Vous êtes très touchante sur les planches. Quel est votre secret?
Je viens sur scène sans défense. Je n'ai pas peur. Je me laisse voir telle que je suis. Cela donne cette impression de sincérité. Et puis, je me sens bien avec le public. Quand on fait de la scène, il faut mettre sa vie entre parenthèses et se donner totalement. C'est comme un bébé quand on le lange: il est tellement innocent et naïf qu'on n'a pas envie de le blesser. Quand on est sur scène, c'est pareil: on arrive sans défense et le public entre en contact avec nous. Cela me change du personnage d'Ulrika Von Glott: avec elle, j'avais une armure.
Quand vous regardez votre parcours, qu'est-ce que vous vous dites?
Autant «Bravo» que «Peut mieux faire». «Bravo» car Ultima Récital (le spectacle dans lequel elle était Ulrika von Glott) est devenu culte. Et «Peut mieux faire», car j'aimerais encore aller dans quelque chose de plus fin, davantage dans le style du spectacle «Le Caprice». On m'attend toujours sur du très corsé. Je voudrais aller vers la finesse, la pudeur.
Enfant, quel était votre rêve?
Je voulais être chanteuse ou bonne soeur. J'ai su que je voulais faire de la scène quand j'ai vu le curé à l'église. Tout le monde l'écoutait. Je voulais qu'on m'écoute comme ça un jour. Et puis, j'ai souvent été rendre visite à une soeur, Marie-Madeleine, qui était hospitalisée à Montélimar. C'était une religieuse de 72 ans, qui avait un cancer. J'allais la voir après l'école, et elle me parlait de sa foi. Avant de retourner mourir parmi les siennes, elle m'a dit qu'il ne fallait pas que je devienne bonne soeur, que j'étais faite pour aller vers les autres, pour chanter. Et j'ai choisi. Ça fait 30 ans aujourd'hui. Je ne sais pas si j'aurai des petits, si j'épouserai des hommes, mais je sais que je chanterai toujours sur scène. ¦
Le piège de «Nouvelle star»
«Il fallait que je sorte du personnage d'Ulrika avant d'être mangée. C'est la même chose avec mon rôle dans «Nouvelle star». Il me mangera si je ne quitte pas l'émission bientôt. Je suis déjà surprise d'avoir fait une 4e année. Dans «Nouvelle star», je suis la vraie Marianne, avec ses coups de gueule, celle qui se prend de bec avec les autres membres du jury, puis se réconcilie... J'adore, mais c'est un piège.»
source Le Matin Online
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